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Maximilien Robespierre (1758-1794), Discours prononcé au Club desJacobins le 6 août 1792 (6 août 1792)(Proposition de Robespierre tendant à empêcher la fuite du roi et à cequ'il ne lui soit fait aucun mal.)L'attention que nous donnons ici à la discussion des mesures généralespropres à sauver l'Etat, ne doit pas empêcher qu'on ne prenne lesprécautions nécessaires pour déjouer les conspirations les plusprochaines. Il en est une qui, depuis quelque temps, ne paraîtqu'ajournée, c'est le départ du roi. Des témoins qui sont autour de moiattestent qu'ils ont vu dans la cour des Tuileries une armée deSuisses, qu'on les a fait boire largement, qu'on leur a distribué àchacun quinze cartouches, en leur disant que ce n'était que pourrepousser ceux qui pourraient les attaquer.Toutes ces mesures annoncent une conspiration prochaine, contrelaquelle il faut employer autant d'énergie que de prudence.II est quelques bons citoyens qui regardent ce départ, s'il avait lieu,comme une chose assez indifférente: je crains même que cette opinion nesoit celle de plusieurs députés. Quant à moi, je noe puis partagercette opinion et je crois qu'il est important, sinon au salut public,au moins à la conservation de beaucoup d'individus. moncler pas cher femme
Le fait du départ du roi me paraît certain; si ce n'est pas pouraujourd'hui, ce sera pour demain. Je conclus donc à ce que deux chosesétant indispensablement nécessaires; l'une d'empêcher que le roi neparte, l'autre de veiller à ce qu'il ne lui arrive aucun mal, ni àaucun individu de sa famille. Il est du devoir de tout bon citoyen, detout vrai patriote, de toutes les autorités constituées de veiller etde surveiller le château. Maximilien Robespierre (1758-1794), Discours prononcé à la barre del'Assemblée législative au nom des citoyens de la place Vendôme le 13août 1792 (13 août 1792)Les citoyens de la section de la place Vendôme nous envoient vers vouspour présenter à vos délibérations un objet digne de vous. Nous avonsvu tomber la statue d'un despote, et notre première idée a été d'érigerà sa place un monument à la liberté. Les citoyens qui meurent endéfendant la patrie sont au second rang. Ceux-là sont au premier, quimeurent pour l'affranchir. moncler doudoune Les héros dont je parle ne valent-ils pasceux d'Athènes et de Rome? Sachons nous estimer ce que nous valons.Hâtez-vous d'honorer les vertus dont nous avons besoin, enimmortalisant les martyrs de la liberté. Ce ne sont pas des honneursseulement, c'est une apothéose que nous leur devons. Peuple, quand latyrannie est couchée par terre, gardez-vous de lui laisser le temps dese relever.Nous vous proposons de décréter qu'au lieu où était la statue de LouisXIV à la place Vendôme, il sera élevé une pyramide aux citoyens mortsle 10 en combattant pour la liberté. Les citoyens de la sectionvoulaient élever, à leurs frais, ce monument, mais ils ont pensé qu'àla nation seule il appartenait de la consacrer.(Les pétitionnaires obtinrent les honneurs de la séance, ettraversèrent la salle au milieu des applaudissements. doudoune moncler longue femme
Cette pétitionfut renvoyée au comité d'instruction publique.) Maximilien Robespierre (1758-1794), Deuxième discours prononcé à labarre de l'Assemblée au nom d'une députation de la commune le 15 août1792 (15 août 1792)Si la tranquillité publique, et surtout la liberté, tient à la punitiondes coupables, vous devez en désirer la promptitude, vous devez enassurer les moyens. Depuis le 10, la juste vengeance du peuple n'a pasencore été satisfaite. Je ne sais quels obstacles invincibles semblents'y opposer. Le décret que vous avez rendu nous semble insuffisant; et,m'arrêtant au préambule, je trouve qu'il ne contient point, qu'iln'explique point la nature, l'étendue des crimes commis dans la journéedu 10 août, et c'est trop restreindre la vengeance du peuple; car cescrimes remontent bien au-delà. Les plus coupables des conspirateursn'ont point paru dans la journée du 10, et d'après la loi il seraitimpossible de les punir. Ces hommes qui se sont couverts du masque dupatriotisme pour tuer le patriotisme; ces hommes qui affectaient lelangage des lois pour renverser toutes les lois; ce La Fayette, quin'était peut-être pas à Paris, mais qui pouvait y être; ilséchapperaient donc à la vengeance nationale! Ne confondons plus lestemps.


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